VIEUX CON !

Comment vont faire les jeunes générations avec la musique ? Est-ce que ça va continuer d'être fun de découvrir de la musique ? On saura tout. On sait déjà tout. Tel morceau: telle influence. Tel riff: Pompé là. Je deviens vieux con, c'est sur... Mais j'éprouve tellement de plaisir quand j'entends pour la première fois un morceau, qui a servi à un autre. Une influence ou un sample. Vous vouyez ce que je veux dire ? Par exemple, il y'a quelques mois, j'achete une compil de Black Sabbath, 5 euros, pas cher, dans un bac de soldes d'un magasin Berlinois (wah, l'aut' éh ! )(j'ai acheté un Donovan aussi, mais ça c'est une autre histoire...), je connais mal Black Sabbath, à part les tubes, et de ce que j'ai téléchargé, j'ai trouvé les albums un peu chiants, mais je me dis que c'est pas possible et qu'en achetant un disque, un peu de réel, du concret, je me dis que je l'écouterais "mieux" ( du réel... je vous avais dis que je virais vieux con).
Bingo, qu'est-ce que je découvre ? un riff que les Beastie Boys ont samplé sur "license to ill". Ce sentinent, c'est quoi ? Ce sentiment de trésor retrouvé, il est incroyable, et j'adore quand ça m'arrive et pour rien au monde je n'échangerais ça contre tous ces sites de références de samples pour savoir d'où vient tel ou tels trucs. Enfin si, bon, je veux bien, mais je préfère découvrir ça au hasard des écoutes, des disques, des fréquences radio, des conversations...
Bon allez, je ne vous fais pas languir plus que ça, sous l'excitation, je n'arrive pas trop à écrire un truc cohérent, finalement... j'ai découvert ce morceau de Freda Payne au hasard de mes heures perdues sur internet, et il se trouve que, l'intro de ce morceau est aussi l'intro de " Fastlane" d'Urban Dance Squad, qui est aussi l'intro de leur premier album "Mental floss for the globe". J'ai tellement de souvenirs avec ce disque, ça m'a ouvert tellement de portes (et ça continue d'en ouvrir d'ailleurs, la preuve !) que je n'en reviens toujours pas d'entendre ce riff dans un autre morceau que le leur. Cette sensation est tout simplement jouissive et bon, bah voilà, je vous mets les liens vers les deux morceaux, ça va pas vous apportez grand chose si vous ne connaissez aucun des deux morceaux mais bon, ça permet d'évoquer un sujet important quand même. On en reparlera. Ah oui, je vous déconseille de vous mettre à écouter Urban Dance Squad aujourd'hui si vous n'avez pas vécu la période phare de la fusion (ou rap metal, crossover, funk core appelez ça comme vous voulez, toutes ces étiquettes sont ridicules de toute façon...) de la fin des années 80 au milieu des années 90. En gros, si vous avez moins de 35 ans, passez votre chemin sur Urban Dance Squad, vous n'allez pas comprendre et en plus, je confirmerais mon statut de vieux con.



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BOOOOUH, C'EST COMMERCIAL !!!



"Si je vous explique comme ça, que j'ai vu hier soir un groupe qui mélangeait habilement, les claviers de Marc Lavoine dans "les yeux revolver", une voix à la Peter Kingsberry avec quelques petits clins d'oeil à Phil Anselmo de temps à autres, le tout sur une ambiance aussi efficace qu'un "smalltown boy" sur 200 punks ou affiliés, en fin de soirée au White Rabbit (ça marche, Pedro de la Hoya l'a vu, tout comme moi.), vous vous demandez ce que j'ai bien pu aller voir hier soir. Enfin, vous vous demandez ça si vous avez compris le sens de la phrase trop longue qu'il y'a avait avant ça. Et bien, après avoir découvert ce groupe par Steph Aïnu et son bon goût (de l'éclectisme comme j'aime) légendaire, j'hésitais encore à franchir le pas et à aller les voir au Sonic il y'a deux ans. Puis, sans avoir télécharger les disques pour jeter une oreille, j'ai quand même acheté un 45 tours (50 cents !) par hasard, dans une boutique, en me disant qu'après tout, là, je ne prenais pas trop de risque. J'ai mis un moment avant de l'écouter, mais quand je l'ai mis j'ai été surpris de la qualité des morceaux, franchement, quels tubes !! C'est donc, en toute logique, après m'être décidé à la dernière minute, que je me suis rendu à l'Epicerie Moderne, à Feyzin, hier soir pour voir FUTURE ISLANDS. Je déteste tout ces trucs un peu new wave à synthé des années 80, enfin, c'est pas que je déteste, mais bon, c'est pas trop mon truc, mais je me dis que là, ça vaut peut être le coup, et puis on m'a dit que sur scène, le chanteur était excellent tout ça, donc pourquoi pas ? on va quand même souvent voir des groupes dont on a vu des vidéos sur le net avant, etc... là, non, et c'est tant mieux, j'ai envie d'avoir une bonne surprise. Ou pas. Je connais pas grand monde dans ce public, que je qualifierais de casi grand public en fait, en tous cas, c'est ce qui pend au nez de FUTURE ISLANDS. Grand Public, j'exagère, en fait, c'est le public Inrocks, nan ? ppffff, j'y connais rien en fait, je ferais mieux de fermer ma gueule, je suis là après tout. En tous cas, le grand public, c'est pour bientôt c'est sur. Et puis, c'est normal vu la musique qu'ils jouent ! Franchement, la description ci-dessus, je peux pas revenir dessus, c'est juste ça, avec des bons morceaux dedans, mais sinon, oui, c'est vraiment ça: des sons de claviers à la Marc Lavoine, quelques uns plus actuels, genre Kavinsky ? bah, c'est pas actuel non plus..."
Voici ce que j'écrivais il y a quelques mois, au lendemain d'un concert (je manque de vocabulaire... très marquant ? influent ? ah peut être inspirant ?) de FUTURE ISLANDS. Au jour d'aujourd'hui, je n'ai toujours que ce 45 de ce groupe, j'écoute le reste en mp3, enfin pas tout non plus, et puis j'écoute d'autres trucs quand même, genre DUMPSTER JUICE, BISHOPS GREEN, COLETTE MAGNY etc.. mais je suis prêt à vous racheter votre album "singles" que vous trouvez vraiment trop commercial et dont vous voulez vous débarasser. Et vous avez raison, ce disque est TRES commercial. Mais bon, tout l'monde aime danser sur "smalltown boy", nan ?

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SLAP SUCKS !
Publication : vendredi 10 juin 2011 12:42
Écrit par seb radix

Je pense que tout le monde devrait se relire, régulièrement, et éventuellement corriger ses erreurs, ou émettre des doutes, des interrogations, faire des commentaires, des annotations. Parce qu'on bouge, on change, et on a le droit. Des fois, quand je lis des chroniques de disques, vieilles ou récentes, je me dis que l'idéal serait de revenir dessus quelques mois après, de demander aux chroniqueurs des magazines de rock s'ils écoutent encore les disques qu'ils ont encensés trois mois avant... Bref, je reprends les articles écrits pour le Grrrnd Zero Magazine, une bien belle initiative, et j'y rajoute une petit touche 2015, OK ? 

Eh oui, tout le monde le pense, mais personne ne le sait. En vérité, je vous le dis: Contrairement au titre ci-dessus, non, le slap ça ne craint pas. C'est juste tellement ringard que c'est la honte de dire qu'on aime, c'est comme la moustache, les vélos à pignon fixe ou les t-shirts avec des loups ou des otaries dessus, c'est trop cool mais t'as l'air tellement con fringué comme ça... Le slap qu'est-ce que c'est? c'est une technique de basse, aparement inventé par Larry Graham (le bassiste de Sly & and the family stone, il passe à Jazz à Vienne cet été avec son groupe, Graham central station, j'me tâte...), (donc ça devrait s'appeler le Graham ?) quoique j'vais aller vérifier sur wikipedia parce que je sais que la vérité ne se trouve pas ici-bas... bref, on tape et tire les cordes à la manière du slap de la contrebasse, et ça fait un effet, bref, disons que ça met en avant la basse sur
certains passages, et c'est, bien sûr, plus ou moins bien réussi selon la musique, les passages, etc..

 
Eric Serra qui slappe dans Subway, c'est dégeu, mais Mike Watt qui slappe dans Firehose, le groupe qu'il a fait avec George Hurley après les Minutemen, sur "what gets heard" (sur Fromohio), un morceau plutôt inspiré, ça passe tout seul. L'intro est juste bluffante, et le reste du morceau est tout simplement un autre morceau de Firehose parmi tant d'autres. Quoi? y'a du slap dessus? Ah ouais, c'est vrai, mais bon, vous allez pas faire les fines bouches, j'vous ai vu boire de la graffenwalder à Grrrnd Gerland ! Je sais dans quel état est votre palais ! (bien envoyé, ça ! , mais bon, ça laisse supposé que ce sont les gens qui vont aux concerts Grrrnd Zero qui lisent le magazine, je sais pas trop si c'est / c'était le cas..)

Brian Ritchie, qui nous déballe toute son inventivité technique sur une reprise de Sun Ra avec solo de saxo, xylophone, en plein milieu d'un album, bah, tout aussi étrange que cette reprise, ça se boit comme du petit lait. L'intro fait flipper, c'est sûr, mais entre les paroles un peu surréalistes (it's a motherfucker / don't you know / they're talkin about / a nuclear war) et l'ambiance funk expé de ce morceau, on a le droit à de l'avant garde, ou en tous cas, à une bonne surprise musicale. Avec ou sans slap, le résultat aurait été le même...
(rien à redire, j'ai trop raison.)

Plus frais, les Senseless Things. Le bassiste se la donne
 
 
grave sur un morceau aussi classique que leurs autres morceaux, c'est à dire du Mega City Four en version fm. J'avoue, j'ai jamais réussi à rejouer cette ligne ni même à savoir comment il faisait... La question que je me pose est surtout : qu'est-ce qui est le plus honteux ? Ne pas y arriver ou avoir essayé de la jouer? Mais non, je n'ai pas honte et vous n'avez pas à avoir honte d'aimer, comme moi, ces morceaux. Assumez-votre slappisme ! Vivez votre bassisme primaire fiérement !
A ce propos, après vérification, le slap a bien été inventé par Larry Graham, pour pallier au manque de rythmique des répèts sans batteur (quel bande de cons ces batteurs !) et la fin l'article de wikipedia se termine par un lien vers la vidéo d'Eric Serra qui slappe dans "Subway"....

(Rondement mené cet article, nan ? c'est casiment instructif !)

Je ne suis pas responsable des éventuelles "animations" et autres "clips" organisés autour de ces chansons. Blamez Youtube !